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Questions de classe(s)

maternelle Strasbourg - de l’espace pour libérez l’école

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Mercredi 25 juin
Après une soirée hier soir avec une dizaine de bonhommes de 2 écoles du 3ème arrondissement de Marseille et autant d’enfants, les actions sur l’école vont se tasser avec l’arrivée des vacances... le rendez vous se prépare d’ores et déjà pour la rentrée.

ci dessous quelques liens et articles vers des images et récits de la raison de cette mobilisation, isolée, et délaissé par la majorité des enseignantEs. Leur responsabilité pèse lourd dans cette adaptabilité constante de ce qui pourrait donner l’impression de micro dégradation. La question du projet educatif/social sous tendu par les pratiques de classe qu’obligent cette acceptation de la perte d’espace, de la perte de temps de la perte d’atsem etc. me fait dire qu’il faut lutter aussi contre ces enseignantEs majoritaires qui font de fait vivre le processus de cette école. Cela doit pouvoir se faire aussi en se réappropriant ce service public autant qu’on le peut, dans tous ses interstices, et en s’y cognant ... pourquoi ces familles, ces enfants qui ne choisiront pas, n’iront pas fouiller pour trouver l’école freinet, du 3ème type, ou que sais je, pourquoi ces familles ne pourraient elles pas bénéficier de ces pratiques alternatives dans leur quartier, in situ... comment peut on m’obliger moi enseignant à avoir une pratique tayloriste (selon le bon mot du bouquin "du taylorisme scolaire à un système vivant)... pas par la modification des rythmes sur la semaine, la minute etc... ça ne me gène pas en pratique... mais sur la réduction des espaces, sur l’augmentation du nombre dans un espace réduit, l’augmentation de la densité "animal", la complexification déshumanisée de l’élaboration de macro structure, double service, double récrée, perte de relation, perte de temps... perte de singularité au profit de la chaine des corps manufacturés.

C’est de cela qu’il s’agit sur n’autre école Strasbourg (3ème arr marseille), avec quelques parents, contre le corps enseignant, tenter de ne pas accepter ce grand nombre d’individu au milieu d’espace réduit, l’absence de personnel afin de permettre la mise en place d’une pratique prenant en compte les singularités et le collectif. dire stop de temps en temps, autant qu’on peut au lieu de tenter de passer notre temps à trouver une nouvelle adaptation alternative, une nouvelle trouvaille pédagogique qui permettrait de mieux faire passer les contraintes.

et puis, quand on aura fait le tour de cela, si l’épuisement nous prend, peut être alors, envisager autre chose, vivre ailleurs...mais au moins tenter, un temps, de bloquer la machine... et prendre les désagréments, les conflits entre parents, entre enseignants, entre parents-enseignants que cela entraîne.

Freinet, le 3ème type, etc. oui. mais peut on tenter de l’envisager en dehors des zones prévus à cet effet ? reconnu pour ... Ce n’est pas une question d’équipe, de regroupement, c’est une question de pratique in situ dans la classe...et de lien avec d’autres praticiens de ligne d’erre. Les enseignants de classe unique bossaient sans équipe enseignante autour d’eux ? pourquoi pas nous dans nos macro structures ?
Erwan Redon / enseignant maternelle Strasbourg / http://rhizome.3type.org


Vidéos :
http://www.teleparticipative.org/on-nest-pas-des-sardines/
http://www.teleparticipative.org/on-nest-pas-des-sardines-2/
émissions de radio :
1/ La co-éducation, un "Mets de Résistance", c’était sur les ondes de Radio Galère !
http://www.millebabords.org/spip.php?article26239
2/ L’école Républicaine, le diable n’est pas que dans les détails.
Ecole... JE T’AIME, MOI NON PLUS...
http://www.millebabords.org/spip.php?article26291
3/ Les enfants de National prennent la parole - "on s’en sort pas mal bien, mais..."
https://soundcloud.com/annieclaudejeandot/on-sen-sort-pas-mal-bien-mais?utm_source=soundcloud&utm_campaign=share&utm_medium=email
4/ Fin de récré pour les éducateurs en lutte pour les écoles de la Belle de Mai ?
https://soundcloud.com/annieclaudejeandot/busserade-strasbourg-2?utm_source=soundcloud&utm_campaign=share&utm_medium=email
une pétition existe :

Compte rendu de lutte depuis début juin

COLLECTIF MIXTE PARENTS/ENSEIGNANT
Ecole Maternelle Strasbourg 2014

Quelle école pour quel (s) citoyen (s) ?

Lundi 02/06/2014
Devenant plus qu’un bruit, l’ouverture d’une 6ème classe à Strasbourg, avec certains participants de la vie de cette école, nous décidons de nous réunir. Tous les enseignants sont invités. Blocage "surprise", le lundi suivant. Nous informons des parents attentifs à la situation. Malgré la forme, très peu de mécontents.
Les enseignants qui ont signés une pétition contre l’ouverture d’une nouvelle classe, se tiennent totalement à l’écart du groupe formé devant l’école : des parents plus surpris/embêtés qu’eux.
Nous nous mettons quand même d’accord sur un blocage concerté parents/enseignants le jeudi 12 juin. S’ils ne seront pas en grève, ils nous aiderons à informer les parents d’une occupation « ce qui est/à venir » dans l’école, entendu qu’ils participeront au débat...

Confirmation 1 ; de l’ouverture d’une 6eme classe à Strasbourg (mercredi 21/5/14)
L’ouverture d’une 6eme classe dans les locaux de l’école Strasbourg, quartier Belle de Mai, a été confirmée dès mercredi 21 mai dans un compte rendu de la mobilisation des écoles du 3ème arrondissement (par le Snuipp et des parents présents à la réunion dans les locaux de l’inspection académique, confirmation venue du DASEN et de la mairie)
Il se trouve que nous, ce collectif qui débutait, nous étions réunis le 11 mai, et avions déjà envisagé cette éventualité... sans doute l’habitude de l’anticipation au contact de cette mairie et des services de l’éducation nationale.
Une pétition de refus de cette création de classe et le compte rendu de notre réunion (en annexe) à l’école maternelle Strasbourg (caserne des douanes) est mise en ligne sur le site de millebabords.org.

Ça bloque – Information de l’Ecole Strasbourg (lundi 2 juin 2014)
Toute la journée
L’action de ce jour n’avait pas été annoncée à l’avance.
Les enseignants, qui ont signés une pétition contre l’ouverture d’une nouvelle classe, se tiennent totalement à l’écart du groupe formé devant l’école : des parents plus surpris/embêtés qu’eux.
Nous nous mettons quand même d’accord sur un blocage concerté parents/enseignants le jeudi 12. S’ils ne seront pas en grève, ils nous aiderons à informer les parents d’une occupation de "ce qui est/à venir" dans l’école, entendu qu’ils participeront au débat.
Affichage réalisé à cet effet et mis sur la porte de l’école.

Du côté de la mairie, le mépris continue. La responsable de secteur, venue rendre visite à son personnel, n’a pas daigné venir rencontrer les parents et enseignant à l’origine de cette action.
Du côté de l’éducation nationale, il en est de même. Bien que l’inspecteur de la circonscription ait été prévenu, aucun représentant n’a pris contact.
L’école de la Busserade mobilisée aussi ce jour, nous a rendu visite accompagnée de France 3.(édition du soir)
Nous restons en contact avec ces écoles, pour des actions à venir.
Nous réfléchissons aux actions à mener, aux moyens d’informer et de mobiliser. Notamment nous envisageons un arrêt de l’école à compter du 12 juin...
Certains d’entre nous seront présents ce mercredi 4 juin, devant la mairie centrale.

On notera aussi les pressions hiérarchiques exercées par l’inspecteur de la circonscription 3 de Marseille sur l’équipe enseignante. Par un appel téléphonique il demandera au directeur de dénoncer l’enseignant qui aurait été actif avec les parents, sans quoi il déclencherait une procédure contre toute l’équipe. Vieille méthode douteuse de pression, assimilée à du harcèlement.

Aucune trace des coups, les ondes sonores du téléphone ne laissant pas de marque visible. L’impact est pourtant marqué en profondeur dans les têtes et participe à la pression sur les enseignants qui ont pourtant le droit de manifester, de parler et surtout, si des ordres sont donnés ils devraient l’être par écrit pour avoir une valeur. La carotte et le bâton reste des moyens importants de gestion humaine.

Ca manifeste et ça pique-nique ( mercredi 4 / 6 / 14 )
Nous manifestons avec les écoles Nationale et Busserade jusqu’à la mairie. Une délégation est reçue par une représentante du maire. Elle découvre le dossier et elle prend note.
L’ouverture de la 6ème classe est confirmée par le syndicat snuipp pendant la manifestation puis par des représentants des parents de l’école Busserade rencontrant l’adjointe au Maire Mme Casanova, ce même jour.

Ça bloque et ça grève – Information de l’Ecole Strasbourg (vendredi 6/6/14) 8H30 – 9h00
Au vu des avancées, des parents de l’école, au fait des changements qui menacent l’équilibre éducatif et pédagogique de cette école, avaient annoncé un blocage de l’école d’une demie heure (de 8h30 à 9h00) le vendredi 6 juin. Ils souhaitaient informer les autres parents encore non informés ou mal informés.
Le blocage a donc été mis en place. Un enseignant s’est mis en grève et a accompagné les parents.

Suite de ce blocage du 6/6/14... Fin de l’information (la vraie) aux parents et du blocage à l’Ecole Strasbourg 8H35
Le blocage mis en place a été rapidement court-circuité puisque le reste de l’équipe enseignante, pourtant dite opposée à cette ouverture qui asphyxierait l’espace éducatif de l’école Strasbourg, au lieu d’accompagner et soutenir cette mobilisation imprévue, a pris la décision d’ouvrir la porte de l’école provoquant un « appel d’air » à la demande d’un parent qui voulait laisser son enfant à 8h30.
Il est vrai que les parents étaient pour la plupart non informés de cette ouverture et des incidences qu’il y aurait sur le quotidien scolaire de leurs enfants.
Le temps d’information et de discussion n’a pu avoir lieu, comme l’ont constaté des personnes témoins hors école : des parents en lutte dans l’Ecole Busserade qui a subi et subit cette gestion calamiteuse, des observateurs de Radio Galère et de Mille Babords venus aux informations.
Le directeur de l’école a annoncé aux parents qu’il n’y avait pas d’ouverture de classe de prévu, tensions dans la cour.

Suite de la mobilisation du vendredi 6 juin...9h05
Confirmation 2 ; de l’ouverture d’une sixième classe à l’école Strasbourg
Trente minutes plus tard, Mme Casanova confirmait par téléphone aux parents en lutte et à l’enseignant en grève cette ouverture de classe au nom de la scolarisation des enfants.
« Coûte que coûte, il faut « scolariser » les enfants », même en surnombre. »
C’est dit et à défaut d’une décision officielle, l’intention y est.

Suite de la mobilisation du vendredi 6 juin...10h00
Interpellation de l’Inspection Académique par les parents en lutte et l’enseignant en grève
La vidéo de cette journée est visible sur teleparticipative.org
Nous avons été reçus une trentaine de minutes en présence de Mr Innocenti (IA adjoint) une autre personne qui ne s’est pas présentée, également de l’IA. Enfin 2 parents de l’école Busserade et 2 parents de l’école Strasbourg étaient présents pour dialoguer et exposer leurs situations.
De ces échanges, il ressort :
L’Inspection Académique accueille les enfants et mets les moyens humains en face,
Elle reconnait une pression démographique sur le territoire qui nous concerne (centre-ville et 3ième arrondissement) Celle-ci ne date pas d’aujourd’hui et pose la question de choix politique, d’absence d’anticipation voire de négligence.
La construction d’écoles relève des compétences de la mairie de Marseille, celle-ci fait ses choix, et évoque les difficultés budgétaires en temps de crise et de surcroît, une école ne se construit pas en 15 jours.
Que le jour de la rentrée scolaire s’effectue un comptage précis afin de déterminer l’ouverture supplémentaire de classe. En l’occurrence, les enfants de parents d’élèves rentrant après la rentrée des classes ne sont pas pris en considération dans cette évaluation.
Nous mettons en avant l’éducation comme un grand projet, de l’importance des conditions d’accueil des enfants, la construction d’écoles comme un investissement citoyen et que nous nous posons des questions quant à l’égalité républicaine quant à l’écart ressenti par nous parents des contextes au sein desquels les élèves du 3ième arrondissement de la ville vivent leurs scolarités.
Au regard de la surcharge des élèves dans les classes, des ouvertures de classes récurrentes, de l’absence de prise en compte des préconisations existantes, des conditions d’accueil et d’enseignement des élèves, nous ressentons une « tiers-mondisation » de nos écoles.

A noter aussi l’envoi d’un compte rendu du directeur de l’école à sa hiérarchie et une invitation à l’IEN à participer au prochain Conseil d’Ecole du lundi 23 juin, vue les circonstances...le directeur change son fusil d’épaule.
Les parents, oui, même ceux qui ne siègent pas, l’attendent !
Occupation, blocage, pique-nique, discussion débat, le jeudi 12 juin, 8h20 11h
Comme prévu avec les enseignants et annoncés aux parents, par affichage, liste mail et site.
En fait de blocage, nous avions décidé de nous en tenir à une occupation, porte ouverte pour discuter, débattre, avec les parents et enseignants. Nous n’en aurons pas eu l’occasion.
En effet à l’occasion de l’occupation d’école de ce jour, nous avons eu la visite de 3 membres du rectorat, l’ EMAS, (équipe mobile académique de sécurité - voir rôle). 3 personnes des services de santé et sécurité au travail se sont aussi présentés mandatés par l’inspecteur de l’éducation nationale. Une réunion a eu lieu en présence d’une 20 aine de personnes. Les représentants de l’EMAS (rectorat) ont pris note de notre volonté de ne pas ouvrir une 6ème classe, ainsi que des désaccords à ce sujet entre un groupe composé de parents, d’enseignants et du directeur, et un autre groupe composé de parents et d’un enseignant.
Les divergences portent sur les méthodes déployées pour s’opposer aux décisions institutionnelles et sur l’analyse de fond des conditions favorables à une éducation de qualité. 1h après cette entrevue, le groupe de parents et l’enseignant qui étaient restés en réunion se sont vus intimer l’ordre de quitter les lieux par le directeur accompagné de l’assistant de prévention de la circonscription (inspection) en raison de problèmes de sécurité occasionnés par cette présence.
La pression exercée ce jour est à rapprocher avec ce qui s’est passé à l’école Busserade hier. Les parents de cette école, ont été enfermés dans les locaux sans aucun soutien des enseignants. Cette fois ci, aucun problème de sécurité n’a été soulevé.
Le 12 juin à 14h00 Rencontre de parents de l’école Busserade et Strasbourg avec Mme Narducci Maire du 3ième arrondissement.
Celle-ci affirme que l’école est pour elle une priorité.
S’en tenant aux informations de Mme Casanova, la création de la cantine, et de nouvelles salles (il y a 2ans) elle ignorait les créations de classe et le risque de la suppression de la bibliothèque ou de la salle de motricité qu’une nouvelle ouverture engendrerait.
Elle avait l’air d’accorder du crédit à ces éléments, opinant du fait qu’il n’était pas ici question uniquement d’un problème de gestion, mais de la qualité d’accueil des enfants. Elle rejoint ici notre préoccupation.
Au cours de cet entretien, il a été relaté l’épisode de ce matin, à savoir l’intervention des « gros bras » de l’Inspection Académique comme évoqué ci-dessus. Le directeur a rétorqué ce jeudi 12, en présence des délégués du Rectorat et d l’IA ne vouloir s’exprimer "qu’à qui de droit" en un : « Consternant »
Par ailleurs, il nous semble surprenant de n’entendre que des mesures techniques lorsque nous évoquons des enjeux de qualité éducative, d’hygiène, de sécurité, d’organisation.
Un exemple : 2 récréations de 80 élèves valent mieux qu’une de 130…Quid de la durée des nuisances dans une cours trop petite…
Il ne semble pas non plus de trop d’affirmer que les enseignants nous apparaissent bien loin de ce qui se joue, qu’ils se désolidarisent et ne font pas entrer les parents dans les débats en cours.
Par ailleurs elle nous a dit trouver scandaleux qu’on nous intime l’ordre de quitter les lieux comme relaté précédemment.
Il a été proposé à Mme Narducci de lui écrire et de lui transmettre de plus amples informations sur l’évolution de cette situation. Son collaborateur a demandé un référent pouvant retransmettent à l’ensemble des personnes concernées par cette mobilisation pour une école de qualité, leurs points de vue, et les nouvelles de ce qui se fait sur le terrain.
Lors de la rencontre à la mairie, l’idée de leur ouvrir notre liste de diffusion leur paraît une bonne proposition.
Mme NARDUCCI comprend notre positionnement et il lui a été signifié qu’à l’école Strasbourg nous souhaitions poursuivre nos actions pour être entendu et conserver les 5 classes existantes.

Le 23 juin à la DGEPE
6 parents d’élèves et un enseignant arrive à la DGEPE en face de l’école primaire Korsec. Nous demandons à rencontrer l’inspecteur de l’éducation national. La personne de l’accueil nous dit qu’il est absent et nous invite à rédiger une lettre pour obtenir un rendez-vous.

Suite à la rédaction de cette missive, nous précisons que nous voulons une photocopie de cette lettre avec pour preuve un tampon de l’institution afin de conserver une « empreinte » de notre passage.

S’il fallait conclure ici,
Nous continuerons, en investissant des points de presse. Un rendez-vous est pris avec Mr Richard Martin du théâtre Toursky, pour tenter d’organiser une soirée « éducation populaire » sur les écoles de la Belle de Mai. Nous sollicitons l’avis et l’engagement de pédopsychiatres concernant la question de la surcharge des classes, des écoles et l’impact qui en découle sur les enfants. Nous pouvons nous exprimer à la radio et diffuser des écrits dans des journaux.
Nous tenons également à rencontrer les Francas et les CEMEA (fédération d’éducation populaire) afin de solliciter leur expertise sur le rôle, la place des enfants dans la cité et les démarches pédagogiques au service du développement des enfants.
Nous diffusons comptes rendus et témoignages, banderoles, affiches, tracts, à qui se sent concerné par la vie éducative et les conditions d’accueil et d’enseignement des élèves.
Des questions que nous, parents et enseignant, voulons poser avant d’être mis devant le fait accompli en septembre, avec toute la communauté éducative de l’école. Nous avons pris acte des pressions que tente d’exercer la hiérarchie sur certains enseignants, et le directeur, mais pour des motifs différents en fonction des acteurs concernés.
Nous sommes en effet en opposition avec les choix effectués par certains enseignants et la direction, qui acceptent sans sourciller les pressions hiérarchiques qui amènent à la dégradation du service public.
Ce jeu-là ne permet pas la mise en place du projet éducatif annoncé par l’état pour nos enfants, en particulier la mise en place de pratiques de pédagogie active, innovante. Tout a été dit et fait jeudi en présence de l’IA et du rectorat pour légitimer cette ouverture de classe, les enfants ont été peu au centre de leurs interventions, l’adaptabilité des uns et des autres a été convoquée.
Tout a été dit et fait pour décrédibiliser nos actions. Sans compter les plans de tomate arrachés dans les bacs, tenant lieu de jardin pour les petits (mis en place en début d’année par les parents et les enseignants
Cette violence verbale et autre pression nous interroge, pour autant, nous sommes convaincus du bien-fondé de nos idées et de notre place dans cette école, en tant que parent, enseignant et surtout co-éducateur des enfants.

Annexe
Compte rendu de la réunion d’école maternelle Strasbourg du Samedi 11 mai 2014
Il ressort des discussions 4 thématiques abordées
Etre informé plus régulièrement
Demande (s)
Application du droit à l’information au sein de l’école.
Proposition (s)
Diffusion de l’information par voie d’affichage (extérieur et intérieur de l’école) et sous format papier. (Projet d’école, Compte Rendu des conseils d’école etc.)
Une traduction des informations pour les personnes ne maîtrisant pas ou peu le Français.
Une vie participative plus riche
Demande (s)
Instaurer 3 rencontres par an d’information/ débats sur la vie de l’école réunissant l’ensemble des atsem, des avs, des parents et des enseignants.
Proposition (s)
une réunion / trimestre en lien avec la vie de la classe.
1 fois par trimestre avant chaque conseil d’école, un temps de dialogue sur la vie de l’école ouvert à tous les parents d’élèves en présence de l’équipe éducative.
Nécessité d’’améliorer les procédures de remplacement et d’information des parents en cas d’absence du personnel éducatif. (AVS, atsem, enseignant.)
Refus d’une éventuelle ouverture de classe en raison du manque d’’espace dans la cour et de la perte d’une salle d’activité physique ou d’une bibliothèque, en raison aussi de la détérioration des conditions de vie quotidienne et des conditions d’éducation.
La prochaine réunion d’école aura lieu avant le Conseil d’école en mai ou juin.
Compte rendu réalisé par les 12 parents (4 classes représentées sur 5) et un enseignant présent.article sur millebabords


Penser un projet éducatif, construire un collectif aujourd’’hui pour une école du 3eme type

COMMENT LUTTER POUR UNE N’AUTRE ECOLE ? lignes d’erres du possible.

Et dire stop à la dégradation, à la mise en boite des minots, à l’application de stratégies dictées par l’OCDE…

Article mis en ligne le vendredi 20 juin 2014
Se battre pour quelques droits, avec pugnacité.
Nous sommes un petit collectif de parents, enseignants, usagers mais pas que, de l’école maternelle Strasbourg à Marseille. Nous avons décidé de dire stop à la dégradation, à la mise en boite des minots, à l’application de stratégies dictées par l’OCDE…qui sont, pour résumer, faire adhérer les individus, par une offre alléchante mais avec perte de la qualité.
Si la scolarité est assurée, les parents sont heureux, ils peuvent aller bosser. Les conditions de l’accueil ne sont plus questionnées par manque de temps, par peur, par abandon… et l’école marchande poursuit son oeuvre. Injectez un peu de stress dans tout cela,
Vous trouverez ici, quelques liens, photos, images…des vidéos, du son, pour poursuivre… une école du 3ème type, si l’on veut ce nom, une école en tout cas, libérée, libérant les singularités, l’individuation et permettant l’émergence d’un collectif solidaire, coopératif.
Pour cela, il faut de l’espace, un environnement riche et une attitude coéducative engagée vers ce qu’évoque Maurice Berthelot, praticiens chercheurs, parents, enseignants et tutti quanti.
L’école du 3ème type (http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/36504 )
"Elle sera celle qui respectera intégrale­ment les possibilités de la nature humaine, qui sont énormes, im­menses.
Attention ! Elle se dé­veloppera d’après l’environnement, et cet envi­ronnement, nous le conditionnons, parce que nous agissons se­lon lui, mais lui réagit sur nous,il nous conditionne égale­ment… C’est dans ce circuit que nous ins­taurerons l’école du 3ème type qui sera celle de l’autodétermination. On laissera chaque indi­vidu s’autodéterminer et poursuivre son dé­veloppement jusqu’aux limites qu’il a lui-même fixées.
L’école du 3ème type réfléchira intégrale­ment les possibilités de la nature humaine. Elle sera la réponse globale que nous fe­rons. Or, il se trouve que cette école je l’ai connue pendant huit années à l’école Frei­net de Vence.
C’est cela l’avenir pour nous. Et cela c’est la pédagogie Freinet, c’est son ou­verture vers l’avenir dans le respect de la nature de l’espèce hu­maine… Je ne pense pas que nous soyons dépassés ».
M. Berteloot.
Et une idée vécue
http://praticiens-chercheurs.3type.org/2014/03/la-vie-au-grand-air-effet-structurel/

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